Pré requis :
- Anatomie du réseau lymphatique cervico-facial.
il faut se rappeler qu'on peut palper seulement les ganglions superficiels !
Techniques de palpation :
chez un individu sain, peu de ganglions sont vraiment palpables. les causes les plus communes de l'hypertrophie ganglionnaire sont les infections d'origine dentaire, les infections aiguës ou chroniques régionales ou systémiques, les lymphomes, la leucémie et la métastase ganglionnaire des tumeurs siégeant dans la sphère bucco-cervio-faciale.
- pour le Groupe I : sous-mento-mandibulaire : le patient est en position semi allongée, penchant la tête en avant "regardant la pointe de ses pieds" (pour relâcher tout tonus du groupe des muscles sus hyoïdiens)
- pour le groupe II : sous-digastrique, spinal et Groupe III : sus-omo-hyoïdien: sujet assis, détendu, tronc penché un peu en avant et le cou fléchi également en avant et vers le côté à examiner (pour relâcher tout tonus du groupe des muscles latéro-cervicaux notamment le sterno-cleido-mastoïdien)
- ganglion sub-mentonnier : palpation bimanuelle avec un doit en intra buccal et l'index et le majeur de l"autre main en extra-oral appliqués sur la peau sous le menton et sur lesquels l'autre doigt va mobiliser le ganglion en question.
- ganglions sub mandibulaires (pré-vasculaire et post-vasculaire) : palpation bidigitale de chaque côté où le ganglion est mobilisé contre la partie basilaire du corps de la mandibule.
- ganglions jugulo carotidiens moyens et inférieurs : se palpent face au patient avec quatre doigts sauf le pouce en déprimant le bord antérieur du muscle sterno-cleido-mastoïdien puis on se porte derrière le patient et on palpe à la manière des ganglions du groupe II. la palpation se fera cette fois contre l'axe viscéral du cou.
- ganglions géniens, prétragiens (en avant du tragus et en dessous de l'arc zygomatique), parotidiens (intra-glandulaires), mastoïdiens et occipitaux : sont aisément palpés contre un plan osseux ou musculaire sous-jasent sauf pour les ganglions intra-parotidiens où il est difficile de distinguer les adénopathies des tumeurs glandulaires
De ce palper on retiendra :
- la consistance de la tuméfaction : dure, ferme, liquidienne, molle ou encore élastique
- le nombre: adénopathie(s) unique(s) ou multiple(s);
- la douleur :indolence ou sensibilité;
- les limites : nettes, floues, régulières..
- la mobilité à la palpation : possibilité ou non de mobiliser le ganglion contre les structures adjacentes (on parle de mobilité passive) ou contre l'axe viscéral du cou (on parle de mobilisation active);
- présence ou pas de signes inflammatoires : rougeur, chaleur, œdème.
NB : il est important de s'habituer à l'examen des structures normales pour pouvoir déceler la moindre anomalie devant une situation réelle.